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Netanyahu jure de poursuivre la guerre contre l'Iran et d'"éradiquer le régime"
information fournie par AFP 08/03/2026 à 00:30

Une explosion se produit après des frappes à proximité de l'aéroport international Mehrabad à Téhéran, le 7 mars 2026 ( AFP / ATTA KENARE )

Une explosion se produit après des frappes à proximité de l'aéroport international Mehrabad à Téhéran, le 7 mars 2026 ( AFP / ATTA KENARE )

Israël va poursuivre "de toute sa force" la guerre contre l'Iran, entrée dans sa deuxième semaine, et entend "éradiquer le régime", a affirmé samedi soir Benjamin Netanyahu, tandis que Téhéran exclut de capituler.

La guerre est loin de se cantonner à ces deux belligérants et des explosions ont encore secoué la région jusque tard dans la nuit de samedi à dimanche.

L'armée israélienne a frappé un bastion du mouvement libanais pro-iranien Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth.

Le ministère libanais de la Santé a rapporté que huit personnes avaient été tuées dans d'autres frappes, dans le sud du pays.

Téhéran a continué ses attaques contre ses voisins abritant des forces américaines, à l'aide de missiles et de drones.

Des systèmes de défense aérienne ont intercepté des roquettes tirées contre l'ambassade des Etats-Unis à Bagdad.

A Bahrein, une forte explosion a retenti dans la capitale dans la nuit, a constaté un journaliste de l'AFP.

Des immeubles détruits par une attaque aérienne israélienne dans le quartier de Haret Hreik, dans la banlieue sud de Beyrouth, le 7 mars 2026 ( AFP / - )

Des immeubles détruits par une attaque aérienne israélienne dans le quartier de Haret Hreik, dans la banlieue sud de Beyrouth, le 7 mars 2026 ( AFP / - )

"Nous avons un plan méthodique, avec de nombreuses surprises, pour éradiquer le régime et permettre le changement", a affirmé dans la soirée le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu.

L'armée israélienne a dit avoir mené 3.400 frappes en une semaine. Washington en a rapporté 3.000.

- Retour des dépouilles américaines -

Au début de la guerre, qui a embrasé la région et fait s'envoler les cours du pétrole, Donald Trump avait appelé le peuple iranien à renverser la République islamique, instaurée en 1979.

Mais si Washington souhaite la chute du pouvoir (le guide suprême Ali Khamenei a été tué dans une frappe dès le premier jour du conflit), l'objectif déclaré est de détruire les capacités balistiques de l'Iran et de l'empêcher de se doter de la bombe atomique - intention que Téhéran dément avoir.

Dans les rues de Téhéran, des habitants joints par téléphone ont dit à l'AFP que des barrages de contrôle avaient été instaurés. Selon un habitant de 40 ans ayant requis l'anonymat, les magasins sont ouverts et des marchandises "disponibles", même si "tout est devenu un peu plus cher".

Les autorités iraniennes ont recensé environ un millier de personnes tuées depuis le début de la guerre, dont 30% sont des enfants, des affirmations que l'AFP n'a pas pu vérifier.

Le président américain Donald Trump participe à une cérémonie pour le retour de six Américains tués pendant la guerre au Moyen-Orient, aux côtés de son épouse Melania et du vice-président JD Vance, le 7 mars 2026, dans le Delaware  ( AFP / SAUL LOEB )

Le président américain Donald Trump participe à une cérémonie pour le retour de six Américains tués pendant la guerre au Moyen-Orient, aux côtés de son épouse Melania et du vice-président JD Vance, le 7 mars 2026, dans le Delaware ( AFP / SAUL LOEB )

Téhéran attribue notamment au tandem Israël-Etats-Unis le bombardement mortel d'une école, au premier jour du conflit. La frappe a fait plus de 150 morts, selon les autorités.

Samedi, le président Trump a dit penser que l'Iran était responsable, mettant en cause le manque de "précision" de l'armée iranienne.

Le bombardement de l'école pourrait être le fait d'un bombardement américain visant une base navale des Gardiens de la révolution située à proximité, selon une enquête publiée jeudi par le New York Times.

Donald Trump venait de participer, coiffé d'une casquette blanche, à une cérémonie pour le retour des dépouilles des six premiers soldats américains tués dans la guerre - des réservistes déployés au Koweït.

- "Piégés" -

Plusieurs responsables iraniens ont martelé samedi qu'ils n'avaient aucune intention de capituler.

Le chef du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, Ari Larijani, a estimé que les Etats-Unis s'étaient "piégés" en misant sur une résistance de courte durée : "Ils pensaient que ce serait comme au Venezuela: ils frapperaient, prendraient le contrôle et ce serait fini".

Le chef du pouvoir judiciaire, Gholamhossein Mohseni Ejeï, a lui affirmé que Téhéran poursuivrait ses attaques dans certains Etats de la région, disant avoir des "preuves" qu'ils se sont "mis à la disposition de l'ennemi".

Les pays du Golfe assurent que leurs territoires ne sont pas utilisés pour mener des attaques contre l'Iran.

Guerre au Moyen-Orient : de rares bateaux franchissent encore le détroit d'Ormuz ( AFP / Valentin RAKOVSKY )

Guerre au Moyen-Orient : de rares bateaux franchissent encore le détroit d'Ormuz ( AFP / Valentin RAKOVSKY )

Samedi encore, ces riches monarchies ont vécu au rythme des alertes, et un conducteur pakistanais a été tué à Dubaï par la chute de débris d'un projectile intercepté.

D'autres attaques ont visé le Koweït, où la compagnie pétrolière nationale a annoncé avoir baissé sa production de manière "préventive", mais aussi l'Arabie saoudite.

- "Désastre humanitaire" -

Un bombardier B-1 de l’US Air Force s’apprête à atterrir à la base de la RAF de Fairford, dans le sud-ouest de l’Angleterre, le 7 mars 2026 ( AFP / JUSTIN TALLIS )

Un bombardier B-1 de l’US Air Force s’apprête à atterrir à la base de la RAF de Fairford, dans le sud-ouest de l’Angleterre, le 7 mars 2026 ( AFP / JUSTIN TALLIS )

Très critique de l'attitude de Londres depuis le début de la guerre, Donald Trump a dit sur Truth Social qu'il n'avait "plus besoin" de porte-avions britanniques. "Nous avons déjà gagné", a-t-il assuré.

Les forces armées américaines ont commencé à utiliser des bases britanniques pour des "opérations défensives", selon Londres. Des bombardiers B-1 de l'US Air Force ont notamment atterri sur la base RAF de Fairford, dans le sud-ouest de l'Angleterre, a constaté l'AFP.

Au Liban, un "désastre humanitaire" se profile, a averti le Premier ministre, Nawaf Salam, avec le déplacement massif d'habitants de zones pilonnées par l'armée israélienne.

Plus de 450.000 personnes ont fui, et 300 ont été tuées, selon les autorités libanaises, depuis que le pays a été aspiré lundi dans le conflit, quand le Hezbollah pro-iranien a attaqué Israël pour "venger" la mort de l'ayatollah Khamenei.

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